Autrefois, il y avait un bois et un chemin...
mais la politique, les promoteurs et la justice en ont décidé autrement.


Tout a commencé lors d'une réunion du conseil municipal, quand l'ensemble des élus ont choisi de financer la rénovation de la salle des fêtes, la future salle des spectacles l'Eclectik, en vendant deux hectares de terres communales, comprenant un champ, un bois et un chemin, à un promoteur immobilier.
Promeneurs et collégiens empruntaient le chemin au milieu du bois.
L'association Ma Terre a tout fait pour sauver ce patrimoine: mobilisation de la population, pétition et même plusieurs recours devant le tribunal administratif de Toulouse.

Rien n'a fait faiblir les décideurs.
Et la justice a suivi leur décision.

Les juges du tribunal administratif de Toulouse, ont considéré que le chemin faisait partie du domaine privé de la commune, malgré un constat d'huissier attestant que les collégiens l'empruntaient, malgré les témoignages de promeneurs, malgré une délibération de 2009 dans laquelle le conseil municipal faisait entrer le chemin dans le domaine public, malgré tous les emménagements réalisés par les municipalités successives pour que le public puisse accéder à ce chemin.
Tous ces documents n'ont pas suffit au tribunal qui a rejeté le principe d'inaliénabilité  et d'imprescriptibilité du domaine public appliqué à ce chemin:
on ne peut pas vendre le bien public et on peut en contester la vente même plusieurs années après.
En appel, nous aurions peut-être gagné, sinon plus certainement devant le Conseil d’État. Mais l'association Ma Terre n'a pas les moyens financiers suffisants.

Le jour de la destruction des arbres et de la disparition du chemin a été le plus triste de l'association.